Rentrée PMA 2019

Festive sparkling 2019 New Year date

J’avais prévu au début de faire un article empreint de bonne humeur mais malheureusement mon moral du jour a déteint. D’avance désolée, je vous assure que depuis les vacances je respire un peu plus la joie de vivre que ça.

Ce matin nous faisions notre rentrée PMA de 2019.

Pas de nouveau cartable qui sent bon le cuir sous le bras ou d’appréhension face à l’inconnu. C’est avec notre bonne vieille pochette à soufflets multicolores que nous nous sommes rendus à Port Royal aka notre deuxième maison depuis maintenant plus de 6 ans.

On s’est posé dans cette salle d’attente que l’on connaît que trop bien et j’ai scanné les personnes présentes pour tenter de deviner combien d’heureux chanceux étaient présents pour voir la même personne, petit jeu devenu simple avec le temps. J’avais presque tout bon sauf pour la femme assise à côté de nous qui était seule.

Une heure de retard, c’est la norme. J’étais zen, prête à affronter ce rendez-vous avec le Dr G. que nous commençons aussi à bien connaître (6 ans également en mars prochain) et dont nous savons qu’elle a ses bons et ses mauvais jours.

Pas de bol aujourd’hui c’est un mauvais jour. Il n’est même pas 11h mais manifestement le Dr G. a épuisé son quota de patience journalière. La neige? Le système qui plante et l’empêche de donner des rendez-vous? Son ras-le-bol de Port-Royal avec qui elle n’arrive pas à rompre définitivement? Qui sait, on en a vu d’autres.

Sauf que là, il y a eu l’uppercut surprise proféré avec le regard et le ton qui vont bien:

« Vous savez que ça veut dire repartir sur une nouvelle stimulation? »

Et là alors que tu croyais que ça allait bien, que tu avais repris le dessus grâce aux vacances et au temps de qualité passé avec ton miracle, ça se craquelle.

Oui un peu que je sais qu’on doit repartir sur une nouvelle stimulation. 6 ans, 6 stimulations, 5 ponctions, 8 anesthésies générales. Je pense que je commence à savoir à peu près de quoi on cause ici. Et crois moi c’est pas moi qui ai demandé à mener une carrière d’infertile professionnelle. Alors ou bien tu nous dis que ça ne te semble pas raisonnable de rempiler ou bien tu nous exposes le nouveau plan de bataille. Mais la pseudo question qui ne veut rien dire et qui me renvoie à mon pauvre statut d’infertile pathétique c’est non.

Saisie, je suis restée là, sage et docile sur ma chaise. Oubliées les questions que je voulais poser. J’ai encaissé sa mauvaise humeur et j’ai récolté les ordonnances pour les examens à refaire choisissant d’interpréter sa frénésie administrative pour de l’optimisme (voire même un peu de vexation que ça n’ait pas marché la dernière fois et que l’étape ménopause artificielle dont elle n’est pas friande semble ici s’imposer).

En sortant des larmes de lassitude ont commencé à monter. « Ne pas les laisser couler, non. Sois forte. Non s’il te plaît M. Fivplus4, ne me regarde pas, ne le remarque pas, s’il te plaît. Je ne pourrais plus les retenir sinon. »

Spoiler: il m’a regardée.

Seul rayon de soleil de ma journée: dégoter un rendez-vous d’écho le samedi matin avec la même radiologue douce et sympa que j’avais vu il y a un an et demi et qui se trouve être dans les petits papiers du Grand Ponte de l’endométriose (et à qui je vais donc pouvoir discuter adénomyose comme je comptais le faire avec le Dr G.) . On en est là les amis.

Je n’oublie pas bien sûr que j’ai énormément de chance d’avoir déjà un miracle à la maison mais j’ai quand même envie de dire: va crever en enfer DNLP.

Remonter à la surface

Poisson bocal

Merci beaucoup pour tous vos mots de réconfort sous mon dernier post et désolée d’avoir disparu des radars ces deux dernières semaines.

La prise de sang est tombée le week-end où nous déménagions et compte tenu du résultat, je ne me suis pas ménagée.

A ça ce sont rajoutées les règles (très douloureuses) qui sont arrivées dès le lundi suivant, des dossiers stressant à gérer la même semaine, peu de temps passé avec Nessie et le cafard lié au fait d’avoir quitté notre cocon pour un appartement que nous devons encore investir et où les travaux ne sont pas finis.

Je me suis sentie couler, entraînée au fond par un utérus qui me donnait la sensation d’être fait de plomb et de ne plus jamais pouvoir porter la vie.

Les mots de M. Fivplus4 prononcés quelques jours plus tôt « J’ai hâte d’avoir un deuxième bébé » tournaient en boucle dans ma tête jusqu’à ce que je finisse par craquer et finalement m’écrouler en pleurs au bureau.

Comme j’ai la chance d’avoir une boss humaine avec qui je discute beaucoup et qui au cours des dernières années a pu se rendre compte de ce que peut être un parcours PMA, ce craquage a été l’impulsion qui m’a permis de refaire surface.

J’ai exprimé ma souffrance sans culpabiliser parce que j’ai déjà un enfant, j’ai dormi, j’ai commencé à ranger dans le nouvel appartement, j’ai passé du temps avec Nessie… La vie a repris son cours normal. Pas « demain » comme je le prédisais dans mon dernier post mais assez rapidement quand même, et aujourd’hui je peux dire que je vais bien.

Pour l’instant nous ne fermons pas la porte de la PMA. Se prendre deux négatifs après les deux accroches successives obtenues aux FIV 3 et 4 de notre précédent parcours a été un sacré coup derrière la tête mais notre sentiment est qu’il est encore trop tôt pour abandonner l’idéal d’un deuxième enfant.

La seule chose c’est que j’appréhende c’est une nouvelle anesthésie générale ayant mal supporté les trois dernières. J’aimerais bien essayé de négocier une anesthésie locale pour la ponction mais j’ai cru comprendre que ça allait être compliqué. L’une de vous a t’elle déjà pu avoir une anesthésie locale alors qu’elle souffre d’endométriose?

Prochain rendez-vous fin janvier. Je vous tiendrai bien sûr au courant et vous remercie encore pour votre présence et vos mots qui font du bien ❤

 

 

Torture mentale

Et oui cette fois-ci vous n’aurez pas eu droit à un mais à deux articles « attente ».

Désolée de polluer vos fils mais cette attente me rend à moitié maboule et j’ai besoin de l’écrire.

La prise de sang est demain et je crois pouvoir dire que d’ici là je n’aurai pas craqué pour le test urinaire (parce que j’ai réussi à me tenir jusque là et que ce soir je n’aurai pas le temps d’y penser).

Première petite victoire mais j’ai bien peur que cela soit la seule car hier mes brûlures d’endométriose sont revenues comme elles le font à chaque cycle. Elles apparaissent une journée puis s’en vont et j’ai mes règles dans les jours suivants.

Une grand partie de moi est consciente que ce n’est pas bon et commence à faire le deuil de ce gros ventre que je me voyais trimballer sereinement en juillet pour accoucher début août et goûter au luxe d’avoir le papa présent pendant plusieurs semaines pour m’épauler auprès de notre nourrisson.

Mais une autre espère toujours car après tout aucun signe n’est fiable.

Vivement que cette torture cesse. Je crois que c’est pour ça que finalement je prendrai mon courage à deux mains pour appeler le labo demain après-midi et entendre encore une fois « C’est négatif » (puis picoler samedi soir pour oublier).

Tic tac tic tac tic…

sablier-magnetique

Pour notre premier TEC l’attente avait paru assez rapide et je n’avais commencé à psychoter que la veille de la prise de sang.

C’est peut-être l’effet « plus d’embryon au frais » mais l’attente est beaucoup plus difficile à gérer pour ce deuxième TEC puisque je tourne déjà comme un lion en cage depuis hier et ai failli aller acheter un test urinaire ambiance « si c’est négatif c’est pas grave car c’est encore tôt et si c’est positif et bien youpi ». Heureusement que je suis encore dotée d’un peu de raison et me suis auto-fais la leçon: « Super Einstein mais tu sais très bien au fond de toi qu’un tes négatif t’aurait déprimée et qu’un test positif ne te préserve pas d’un taux pourri » (si vous me suivez depuis longtemps, vous avez déjà du remarquer que mes deux personnalités adorent converser).

Peut-être aussi parce que j’ai quelques symptômes: super mal aux ovaires vendredi soir dernier, quelques douleurs de règle depuis et un mini-malaise hier soir en sortant d’une douche pourtant pas très chaude.

Est-ce que ce sont les signes d’un début de grossesse? Ou seulement les effets couplés des ovules de progestan et des patchs de Vivelledot? Ca paraît en effet bien tôt pour les symptômes de l’implantation d’un embryon.

De toute façon, pas le choix; ce sont des prises de sang qui nous diront si oui ou non il y a quelque chose qui se passe là-dedans. Sauf que je n’ai plus envie. Plus envie d’entendre cette voix à l’autre bout du combiné qui me dit d’un ton indifférent voire agacé « C’est négatif » et devoir quand même refaire une prise de sang deux jours après, histoire de bien enfoncer le clou du « C’est négatif » au cas où je n’aurais pas bien assimilé que tomber enceinte n’est pas mon fort.

En fait j’ai juste envie de me rouler en boule et d’hiberner pendant 10 semaines. Voilà.

Opération NuméroBis: Soldat B3BB au rapport

B3BB*Saurez-vous trouver quel titre de film j’ai tapé dans Google pour trouver cette image très à propos?

Ca y est nous avons replongé hier avec le transfert de notre blasto B3BB.

J’avais très peur de l’accident de décongélation parce que ça ne nous ait encore jamais arrivé et manque donc encore à notre collection de tuiles (avec la GEU mais s’il te plaît DNLP te sens pas obligée hein).

Donc gros soulagement quand nous sommes arrivés et qu’une gentille infirmière est tout de suite venue nous dire que tout allait bien et qu’on attendait juste les gynécos avant de pouvoir y aller.

Comme il y a trois ans, nous avons donc pu nous détendre devant un documentaire animalier. Pas d’insémination d’animaux dans les zoo cette fois-ci mais une émission consacrée aux animaux « délinquants » et notamment à des lémuriens qui se droguent en bouffant des mille-pattes géants et à des abeilles ivres qui se font tabasser à l’entrée de la ruche. C’était beaucoup plus fun que la dernière fois où nous avions du nous taper Motus.

Nous étions les premiers à passer donc tout à été assez vite (on zappera les longues minutes passées sur le fauteuil, jambes écartées et spéculum mis en place à attendre que les mecs du labo tiltent que les transferts avaient commencé, l’avantage de la PMA c’est que ça apprend à se détacher complètement de son corps et de son paraître quand c’est nécessaire).

Donc voilà, la première prise de sang est programmée le 1er décembre, encore un samedi…

Comme on aura du monde ce jour là et que je pense que j’aurai du mal à retenir quelques larmes en cas de négatif, je vais essayer de me tenir à ma résolution de la dernière fois et attendre le lundi soir avant de regarder les deux résultats (en revanche c’est sûr, pas de test urinaire cette fois-ci car la dernière fois ça n’avait fait que me pourrir mon vendredi soir et me faire psychoter à mort sur la possibilité que le test ne soit pas fiable, pour finalement me prendre une deuxième baffe).

D’ici là on va essayer de ne plus trop y penser et de vivre normalement (enfin vivre normalement sans ma caféïnomanie dans laquelle j’ai replongé à fond depuis la rentrée) (d’ailleurs si une autre addict à des conseils pour décrocher je prends parce que là j’ai du mal!).

D’ici là je vous embrasse toutes et pense très fort à toutes celles qui vivent des moments difficiles ❤

 

 

Opération NuméroBis: même joueur joue encore

Coin.png

Encore un grand merci pour tous les gentils mots reçus après le résultat négatif de notre premier TEC.

Ce n’est bien sûr pas aussi douloureux que lorsque nous n’avions pas Nessie auprès de nous mais la déception a été grande et comme toujours, recevoir des marques de sympathie de personnes qui savent ce que c’est de se prendre un négatif en pleine face après des mois d’attente fait toujours chaud au cœur <3.

J’embrasse d’ailleurs très fort toutes les copines de galère qui ont aussi mordu la poussière ces dernières semaines et qui je l’espère s’en remettent.

Ici ça va, essentiellement parce que nous avons d’autres projets sympas en cours et aussi parce que nous avons la chance de pouvoir tenter un nouveau transfert.

L’immense espoir qui m’habitait avant le 1er TEC m’a cependant abandonné au bénéfice d’un pessimisme qui s’accentue de jour en jour, l’absence totale d’accroche (qui m’a renvoyée aux échecs de nous deux premières FIVs) m’inquiétant beaucoup.

L’avantage du zéro pointé ceci dit est de pouvoir retenter tout de suite notre chance et c’est ce que nous avons décidé de faire (avec la sensation néanmoins de cramer notre dernier jeton au casino).

On replonge donc dès la semaine prochaine en espérant que nous ne nous sommes pas réembarqués dans un combat de plusieurs années (parce que bordel elle est pour quand cette vie loin des hôpitaux dans laquelle je pourrais ne pas remplacer mes vacances par des arrêts post-AG?).

L’embryon restant est moins beau mais comme c’est un B3BB comme l’était le warrior qui est devenu Nessie, tout semble encore possible.

Je sais que j’ai déjà eu la chance de gagner une bataille contre DNLP mais je prends tous les croisages.

Gros bisous à toutes

 

 

Une question

Ca y est le verdict approche puisque je vais faire ma 1ère prise de sang demain matin.

Comme mon labo n’est ouvert que le samedi matin (qu’il faut donc appeler et généralement insister fortement pour avoir les résultats) et que je dois de toute façon faire une 2ème prise de sang lundi matin, je me demandais si nous n’allions pas attendre lundi soir pour découvrir le résultat.

Malheureusement je sens le game over approché car j’ai un fort ressenti de pré-règles depuis ce matin.

Du coup je me demande si je ne ferai pas mieux d’avoir la réponse dès demain midi au lieu de guetter d’éventuels spottings tout au long du week-end.

D’où ma question puisque je ne m’en souviens plus: peut-on avoir ses règles alors qu’on est toujours sous progestérone?

Il me semble que mes règles étaient arrivées avant ma 1ère prise de sang pour notre toute première FIV mais ça commence à remonter et je n’avais pas le blog à l’époque.

Si quelqu’un a la réponse, je la remercie d’avance!

Opération NuméroBis: parachutage du soldat B3AA

Parachutage

 

Et oui les transferts sont à la mode cette semaine!

Le notre a eu lieu hier matin et s’est très bien passé. Il n’y a pas eu de perte d’embryon à déplorer (donc il nous en reste encore un au frais), nous n’avons pas attendu des heures (comme c’était le cas avant puisqu’ils convoquaient tout le monde à la même heure…) et les deux médecins qui se sont chargés du transfert étaient super sympas.

Maintenant il n’y a plus qu’à attendre et à croiser les doigts (1ère PDS prévue le samedi 27/09).

Grosses grosses pensées pour toute la team des transferts d’octobre 2018 ❤