2 blastos au congélo

Voilà tout est dit dans le titre!

C’est un énorme soulagement et je suis heureuse de pouvoir me reposer plusieurs mois loin de l’hôpital avec la satisfaction d’avoir deux espoirs attendant de tenter leur chance en milieu hostile (= dans mon endomètre).

Je n’y connais rien en classification des blastos mais je peux vous dire (si j’ai bien compris car l’interne qui m’a reçue parlait comme une mitraillette) que ce sont un AA et un BB (j’imagine que AA c’est très bien et BB un peu moins?).

Comme prévu, nous attendrons septembre pour faire le transfert histoire de pouvoir partir sereins en vacances cet été et être en pleine forme à la rentrée pour faire face soit à une nouvelle aventure, soit à une désillusion.

Donc d’ici là je compte bien juste savourer cette première petite victoire!

Comme promis, je reviens vite vous expliquer ce qu’il s’est passé après mon anesthésie générale. Je suis très curieuse de savoir si quelqu’un d’autre a expérimenté le même type d’effets secondaires.

Bonne journée à toutes (et sus à DNLP!!)

Parcours 2, FIV1: La ponction

Car oui finalement la ponction a bien eu lieu.

Petit passage rapide pour vous donner des nouvelles:

Déjà un grand merci pour les messages de soutien reçus après mon dernier post dans lequel j’exposais mes problèmes de riche (ça m’a permis de redescendre un peu).

Grosse contrariété sur le moment car si nous aurions pu tilter par nous-mêmes sur le caractère problématique d’un voyage au Pérou, notre centre PMA avait été avisé de ce déplacement dès octobre et ne nous avait pas mis en garde (problème de mise à jour de la carte Zika apparemment).

Le stress était double car d’une part les premiers labos contactés nous parlaient de délais de 7 à 10 jours pour obtenir une sérologie (à moins d’une semaine de la date envisagée de la ponction) et d’autre part le voyage de mon homme remontait à un peu moins de deux mois.

Heureusement tout s’est arrangé: M. Fivplus4 s’est finalement rendu à l’Institut Pasteur et a eu ses résultats (négatifs) en 48h et Port Royal n’a rien trouvé à redire quant au délai dans lequel cette sérologie de dernière minute a été faite (il faut dire qu’ils étaient dans leurs petits souliers et s’étaient même engagés à maintenir dans tous les cas la ponction en recourant si besoin à la conservation de mes ovocytes ou à la prise en charge de la FIV dans un contexte viral).

J’ai donc bien eu ma ponction comme prévu mardi dernier (et comme je le craignais et pour la 3ème fois d’affilée, le post-AG ne s’est pas bien passé si bien que je ne sais pas si j’aurai le courage de refaire une tentative si celle-ci foire; je vous en reparlerai une autre fois).

Résultat: 9 ovocytes ponctionnés.

Prochaine étape mardi prochain. Espérons que la cerise sur le gâteau est à portée de main!

Et quand soudainement… Zika passa par là

Je crois qu’il faut se faire une raison lorsque la PMA fait partie de nos vies: il y aura toujours un sujet de stress qui nous tombera dessus alors qu’on se croit pépère à mener tranquillement sa barque.

Depuis vendredi je me faisais en effet mes petites piqûres à la cool, toute contente de constater que le pli revient très vite et que cette FIV ne prend pour l’instant pas trop de place dans ma vie quotidienne.

Mais voilà: à l’instant M. Fivplus4 vient de m’annoncer qu’il venait d’être contacté par l’hôpital rapport à son récent voyage au Pérou et qu’on lui demandait de faire une sérologie ZIKA.

Et là c’est marrant comme tout à coup les quelques jours d’injection de produits douteux, les symptômes qui commencent à pointer le bout de leur nez et les délais super longs pour programmer une FIV ne passent plus aussi bien.

Mon état d’esprit actuel est de se dire que ça doit être notre signature: commencer notre parcours par une FIV avortée (espérons que cela ne soit pas également de devoir enchaîner avec 4 FIV et une FC en route).

Tout n’est pas encore joué (mais j’ai peur que même en cas de résultat négatif on nous fasse respecter un délai de précaution… quelqu’un sait si ça se fait toujours?) mais bon sang que je suis saoulée…

Here we go again

Aujourd’hui je me secoue et je reviens écrire ici, 5 mois après mon dernier article, pour donner des nouvelles de notre 2ème parcours et surtout me relancer dans l’écriture d’articles (car j’ai 1000 choses en tête sur lesquelles j’aimerai écrire et que ça me manque trop d’échanger avec vous).

Donc ça y est, on rentre aujourd’hui dans le vif du sujet avec le début de la stimulation pour notre « 1ère FIV – parcours 2 ».

En janvier on m’a retiré ma trompe droite qui apparemment était toute boursouflée et vraiment pas belle à voir.

L’opération s’est très bien passée et je m’en suis très vite remise (enfin de la chirurgie, car l’AG c’est une autre histoire…) donc tous les feux étaient au vert pour se lancer dans cette nouvelle FIV.

On nous a annoncé début mars que la ponction serait normalement pour début avril et compte tenu du fait que ça doit bien faire un an maintenant qu’on a relancé la machine pour organiser cette FIV, j’ai limite était prise de court par tant de rapidité. Je crois que la sage-femme du service PMA ne doit pas entendre souvent de « Aussi tôt?? » sortir de la bouche d’une patiente et c’est là où je me félicite de ne pas avoir attendu que l’envie d’une deuxième enfant pointe son nez pour décrocher mon téléphone et prendre les premiers rendez-vous parce qu’on est bien d’accord qu’on ne parle pas de délais ultra courts (on a vu notre médecin PMA et booké le rendez-vous d’entrante en décembre…).

Et justement en parlant d’envie de 2ème, elle commence bien à se dessiner maintenant. Alors j’espère que je serai forte. Que si on se prend une claque j’arriverai à me dire qu’on a déjà une merveilleuse petite fille à la maison alors qu’on a cru qu’on ne serait jamais parents et que c’est une chance extraordinaire, parce que concrètement c’est le cas. Un petit 2ème ça serait vraiment la cerise sur le gâteau (enfin non, cela serait bien sûr beaucoup que cela).

Mais pour le savoir, il faut se lancer.

Alors lançons-nous!

 

Rentrée bloguesque et pmesque

Je me rends compte que je me suis trompée de blog en postant cet article. Je le laisse quand même ici car j’hésitais justement à venir reposter sur le nouveau parcours PMA que nous entamons. Désolée en revanche pour les plaintes de la mère indigne que je suis devenue grâce à un premier parcours gagnant, j’espère que ça ne heurtera/serrera le cœur de personne.

Voilà voilà, une rentrée bloguesque un 2 novembre alors que j’ai envie de parler de plein de choses, on a vu mieux!

Je pourrais vous dire que c’est parce que ma vie est un gigantesque tourbillon et que je n’ai le temps de rien mais ça ne serait pas vrai.

La vérité c’est que ça fait 3 mois que je n’arrive plus à gérer efficacement mon temps, que je me noie régulièrement dans des verres d’eau et que régulièrement, tétanisée devant des sommes de petites choses à faire et des délais à tenir qui s’entre-croisent, je me réfugie dans la rédaction de longues to do list, le pointage et le repointage de mon agenda et la consultation compulsive de mon smartphone au détriment total d’une utilisation efficiente de mes journées.

Du coup ça en est arrivé à un point où j’ai fait une petite crise d’angoisse chez moi un soir. Crise qui heureusement est vite passée mais qui m’a quand même fait un peu flipper.

Et le problème c’est que j’ai beau avoir conscience que mon surmenage actuel n’est pas du à une charge de travail trop importante mais à une mauvaise gestion de mon quotidien, j’ai beaucoup de mal à m’en dépêtrer.

Ca vous est déjà arrivé?

Je crois que dans mon cas tout est parti des vacances qui ont été très sympas du point de vue des moments passés avec les amis et la famille, mais horribles sur le plan de la fatigue. Je crois qu’en l’espace de 3 semaines, j’ai plus craqué que depuis la naissance de  Nessie. Bon sang qu’est-ce que j’ai trouvé ça dur!

Bref, en tout cas et même si je n’ai pas encore réussi à me recentrer (on est en train de s’organiser un week-end sans enfant fin novembre, ça aidera peut-être #mereindignepower), ça me manquait trop de ne pas venir écrire ici.

Surtout que ça y est, les choses sérieuses reprennent puisque depuis mai dernier j’ai refait tout un tas d’examen en vue d’une nouvelle FIV (la routine de base: prise de sang, écho, hystero, irm).

La bonne nouvelle que c’est que ma réserve ovarienne est toujours au top.

La mauvaise nouvelle c’est qu’une de mes trompes s’est bouchée et qu’il va falloir l’enlever.

Le Grand Ponte de Cochin m’a en effet expliqué qu’outre un petit risque d’infection toujours présent, une trompe bouchée signifie une inflammation qui s’étend jusqu’à l’utérus et que de l’avis de l’ensemble de la globalité de la communauté scientifique mondiale internationale ça gêne l’implantation embryonnaire.

Vu l’utilité actuelle de mes trompes, j’ai répondu « oui » quand il m’a demandé avec le sens inné de la communication qui est le sien « ça vous va? » sur le même ton que mon coiffeur quand il me montre la longueur de cheveu qu’il va couper, car quitte à m’injecter de nouveau des produits douteux dans le sang, autant mettre effectivement toutes les chances de notre côté. Je me serais juste passée d’une AG et d’une hospitalisation supplémentaires mais comme dirait le sage « quand il faut, il faut ».

Ca sera certainement fait en janvier et puis on enchaînera pas trop vite sur une FIV au printemps pour, dans nos rêves les plus fous idéalement, un transfert en septembre comme pour Nessie (histoire de profiter de notre semaine de vacances sans enfant que nous programmons pour août #mereindignedoublepower) (oui vous avez vu je parle comme une C0 qui croit qu’elle va tomber enceinte à la 1ère FIV du premier coup).

Maintenant la grande question est de savoir si nous allons suivre notre médecin PMA, le Dr G., qui lassée de ne voir ses patients qu’une ou deux fois l’an, part dans le privé. Après avoir joué le jeu de l’hôpital universitaire pour 4 FIVs, nous sommes tentés de nous vautrer dans le luxe d’être suivi tout du long par un seul et même médecin. A voir.

Voilà pour les nouvelles. Maintenant je vais essayer de terminer mon article sur les vacances commencé début septembre! A très bientôt! #voeupieux

 

 

« La » place ingrate

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Petit billet d’humeur pas du tout pmesque

Ce matin, grave erreur, j’arrive au bureau, j’ouvre ma boîte Gmail et je me dis « Tiens, si je faisais un petit tour sur Facebook? ».

Et là je tombe sur cet article partagé par plusieurs de mes contacts (des enfants du « milieu » bien entendu), article que je trouve plutôt juste et bien tourné, mais qui a réveillé en moi une profonde douleur et un cri qu’il a fallu que je pousse.

« La » place ingrate. La bien connue. Celle que finalement tout le monde revendique au sein de la fratrie:

  • les aînés parce que les parents ont été plus durs avec eux. Parce qu’on en attend plus, parce qu’ils ont dû s’occuper des plus petits, parce que pour eux « tout va bien » alors que non pas toujours, parce que ce sont eux les médiateurs, eux les inébranlables,
  • les cadets ni aînés ni benjamins qui ne sont ni les premières, ni les dernières fois. Coincés entre les exploits d’adulte de l’aîné et les exploits de bébé du benjamin. Pas de place « tranchée »  mais celle du milieu où l’on étouffe,
  • les benjamins  les « chouchoutés », les « pourris gâtés », les « préférés ». Ceux qui ont volé leur place aux cadets et devront toujours s’en excuser. Qui doivent trouver leur place dans une fratrie déjà grande et qui a déjà bien évolué sans eux, qui ne seront ni la première, ni la deuxième fois mais la fois où cela devient franchement du déjà-vu.

Moi je suis la benjamine et aujourd’hui j’ai envie de hurler. Oui, moi, la « chouchoutée », la « pourrie gâtée », la « préférée ».

Pas parce que j’ai eu une enfance malheureuse. Non, pas du tout, car j’ai adoré mon enfance.

J’ai adoré avoir une grande sœur et des grands frères. Je les ai aimés et admirés, voulu être comme eux et ai aimé récupérer leurs vieux jouets si précieux. J’ai aussi adoré tous mes moments de solitude, créer mon monde et savoir me servir très tôt du magnétoscope parce que mes parents et bien au bout du quatrième enfant, ils en avaient besoin de leurs grasse mat’. J’ai adoré accueillir mon neveu, le premier de tous les petits enfants, avec toute l’effusion de la première fois, celle dont je savais que mes enfants ne bénéficieraient pas. J’ai adoré faire des allers et retours dans les villes où mes frères étudiaient, leur tenir compagnie avec mes parents les dimanches un peu glauques d’hiver, veilles d’examens importants et stressants. J’ai adoré tout ça.

Mais aujourd’hui, à 30 ans passés, voilà que l’on veut me faire payer cette place tant convoitée. Alors oui, je vous le dis, aujourd’hui c’est moi, la benjamine, qui ai « la » place ingrate. C’est moi qui ne me sens plus autorisée à parler de ma fille, de ma vie, de mes problèmes. C’est moi qui doit m’écraser voire même disparaître parce que les enfants du milieu disent aujourd’hui avoir du mal à exister, avoir besoin de place. Et à l’aîné qui a pourtant bénéficié de tous les lauriers des premières fois, on ne demande pas ça. Car lui n’a rien volé. Car lui est toujours le héros solitaire de de la fratrie.

Et je vous assure, j’en souffre. J’en souffre vraiment énormément. Et je ne suis pas la seule.

Alors aujourd’hui je lance un appel. Un appel à cesser la caricature. A ne plus mettre des gens dans des petites cases car ils sont nés telle saison, sont de tel signe, occupent telle ou telle place dans la famille et ont été prénommés de telle façon. A arrêter de comparer systématiquement. A apprendre à aimer ce que l’on a et cesser de reprocher à autrui ce qu’il a lui.

Non la vie n’est pas symétrique. Non un parent n’aura pas la même attitude à 26 ans qu’à 36. Non à un instant « t » on ne peut pas traiter de la même façon deux enfants qui n’ont ni le même âge, ni la même personnalité. Oui parfois partager c’est difficile et frustrant.

Mais est-ce que nous ne pourrions pas juste nous aimer bordel?

Post protégé

vilain-petit-canard

Je viens de rédiger un post protégé.

J’avais un grand besoin de me défouler, de poser les choses aussi pour me permettre de réfléchir.

C’est un post fleuve avec du bitchage, des impressions d’écran et beaucoup de tristesse aussi parce que la naissance de Nessie n’a malheureusement pas suscité que des réactions positives dans mon entourage. Et c’est dur de constater que des proches puissent souhaiter que tu perdes le combat contre l’infertilité.

Si vous voulez le mot de passe, comme d’hab, envoyez moi un mail à fivplus4@gmail.com.

Bonne soirée à toutes