Bye bye Ripley

Négatif… encore et toujours.

Je n’ai jamais reçu le foutu mail que l’on m’avait promis. J’ai donc une nouvelle fois dû me prendre ça dans la face au téléphone.

Oubliée la belle surprise que j’espérais faire à Nessie qui du haut de ses 4 ans et demi commence à nous réclamer un bébé à la maison.

Il nous reste encore un embryon au frais mais je n’ai désormais plus aucun espoir qu’il se développe développe dans mon endomètre pourri.

L’attente

Je ne pensais pas faire de post intermédiaire mais pour cause de tout petit moral ce matin, le besoin d’écrire s’est fait ressentir.

Encore deux journées et demi à tenir avant de connaître le résultat de cet avant-dernier transfert avant le point final de notre parcours PMA.

J’espérais que cette fois-ci mon corps me foute un peu la paix niveau sensations mais comme d’habitude c’est le festival.

Ca a commencé avec des maux de ventre deux jours après le transfert. Le signe d’une nidation en cours? Sur le coup j’étais hyper jouasse et puis ça a été la redescente très brutale quand en allant en prendre une douche le lendemain soir je m’aperçois que lors du changement de patch 36 heures plus tôt, j’avais oublié de retirer les anciens. En panique j’ai tout arraché (même les deux nouveaux patchs de Vivelledot… quelle championne). Et si j’avais moi-même tout fait foirer?

Et depuis: maux de ventre et sensations de pesanteur, mal aux ovaires, migraines, maux de dos… Je vous dis le festival.

Et quand bien même je sais très bien que tout ça ne veut rien dire que cela dans un sens que dans un autre avec mes 4 ovules quotidiens de Progestan et mes deux patchs de Vivelledot 100 mg, tout ça me rend à moitié folle.

Ce matin j’ai éclaté en sanglot dans ma voiture après avoir déposé Nessie à l’école. Toutes ces fratries… Normalement je n’y fais à peine attention mais ce matin c’était trop dur. Qu’est-ce que j’envie toutes ces personnes pour qui avoir un enfant est si simple, si naturel. Pour qui essayer n’est pas mettre en marche le sinistre décompte d’un nombre limité de tentatives.


Vivement ce week-end que le résultat – quel qu’il soit – tombe et que la vie la vraie, celle sans PMA, reprenne.

Ripley au rapport

J’aurais pu faire un très long article sur mon état d’esprit actuel lié à la fin éminente de notre parcours PMA et au bonheur immense d’avoir pu devenir parents sans pour autant réaliser notre rêve initial d’avoir deux enfants. Il y aurait beaucoup à dire mais j’ai encore du mal donc pour l’instant on va faire dans le factuel:

Hier a eu lieu le transfert de l’un des deux embryons que nous avions obtenus en janvier dernier.

Nous avons encore échappé à l’accident de décongélation (à chaque fois je me dis qu’il faut bien que ça finisse par nous tomber dessus un jour) et le transfert s’est passé tout en douceur.

Sur la papier tout est donc au vert:

  • un bel embryon classé B3AA,
  • un transfert au top,
  • et la chance (jusqu’à présent) d’avoir pu trouver sans difficulté les précieux patchs de Vivelledot.

Tout? Ah non il y a quand même mon utérus malade dans l’affaire.

Alors je me suis dit que si je devais donner un nom à cet embryon, ça serait celui d’un(e) spécialiste des milieux hostiles.

Dans un élan magistral d’optimisme et comme nous évoquions justement avec l’homme notre envie de revisionner la saga Alien, j’ai donc surnommé notre guerrier: Ripley.

En espérant maintenant que toute cette histoire ne se termine pas en film d’horreur (je n’ai jamais expérimenté la GEU, DNLP aurait moyen de bien se marrer!) et que notre petit Ripley nous montre ce que c’est que d’être grave badass.

Réponse (ou début de réponse) dans 10 jours

Le coup de fil que je n’arrive pas à passer

Je ne sais plus depuis combien de mois je n’ai pas posté ici, ni même ce que je racontais dans mon dernier post.

Depuis février je me suis créée une bulle où je vis suspendue sans décision à prendre. Où le scénario au terme duquel nous avons un deuxième enfant est encore envisageable.

Mais voilà, je vais à grands pas vers mes 36 ans, mon mari vers ses 46 ans. Si deuxième enfant il doit y avoir c’est maintenant ou jamais.

Alors il faudrait que je ressorte mon dossier, que je déniche le numéro à appeler et que je m’assure que oui je peux lancer le top départ de ma ménopause artificielle en septembre pour un transfert quelques semaines plus tard (en espérant que ça ne tombera pas en plein d’une deuxième vague Covid).

Mais je n’y arrive pas.

La dernière ponction m’a traumatisée. Comme j’en avais parlé, j’ai commencé il y a quelques temps à ne plus supporter les anesthésies générales, à me réveiller énervée et mal. Lors de l’avant-dernière ponction, l’anesthésiste avait été à l’écoute et m’avait concocté un cocktail sur-mesure qui m’avait très bien réussi. J’étais soulagée.

Mais cette fois-ci pas de bol. Je tombe sur une vieille anesthésiste qui appartient à la catégorie des médecins pour qui les patients sont des hystériques. Alors qu’épuisée après 10 heures de souffrances en raison d’ovaires prêts à exploser (22 ovocytes ponctionnés quand même, mon record), je lui explique mon problème, la nana me parle comme à une enfant de 4 ans et m’explique que tout ça c’est dans ma tête. Je craque, je pleure, je lui dis que je ne suis pas quelqu’un d’angoissé par les AG, que non ce n’est pas dans ma tête, que j’ai peur. Elle me caresse la tête et me répond que oui oui elle sait bien mais que tout va bien aller.

Et non ça n’a pas été. Je me suis réveillée plus mal que jamais, incapable de rester allongée et incapable de me tenir assise ou debout plus que quelques secondes. Le retour chez nous a été un calvaire et il m’a fallu de longues heures pour enfin faire décélérer mon corps et réussir à m’endormir. Pendant plusieurs semaines ensuite je me suis sentie extrêmement mal jusqu’à finalement atterrir aux urgences en raison d’une crise d’angoisse massive au cours de laquelle j’ai cru que c’était la fin. Le confinement est finalement arrivé à point nommé pour moi car ce n’est qu’après plusieurs semaines de « repos » à domicile que je me suis sentie enfin mieux (et aussi grâce à mon super médecin traitant qui même s’il n’a pas trouvé ce qui m’était arrivé, a pris mon état très au sérieux; comme quoi ne pas être juste prise pour une hystérique peut faire du bien).

Cette expérience m’a laissée extrêmement amère. J’ai demandé une copie de mon dossier et attend de voir si je donnerai ou non des suites selon ce que je trouverai dedans.

Quoiqu’il en soit je sais que pour moi les anesthésies générales qui ne sont pas absolument nécessaires, c’est fini. Fini donc les ponctions, on arrête.

Alors on en est là. Au bout du chemin que nous arpentons depuis 8 ans maintenant. Avec deux beaux embryons (un B3AA et un B3BB) et un utérus plein d’adénomyose.

Maintenant il faut traverser le miroir et voir ce qui se cache derrière. Une vie à 4 ou une vie à 3 qui je le sais sera aussi fabuleuse et pleine de joie mais dans laquelle le fantôme de cet deuxième enfant tellement voulu planera toujours.

Mais c’est dur, tellement dur.

Appel à témoignages: saignements en début de grossesse

Bonjour à toutes

Une amie pmette fait actuellement la très mauvaise expérience des saignements en début de grossesse.

Elle vient d’avoir sa première écho de datation au cours de laquelle le médecin a vu un décollement qui selon lui est résorbé. Pour lui les saignements viennent du col.

Sauf qu’ils viennent de recommencer alors que l’écho n’a pas été faite par voie endo-vaginale et que mon amie trouvent qu’ils sont bien abondants pour juste venir du col.

J’avais en têtes que certaines d’entre vous avez également eu des saignements en début de grossesse sans que cela ne finisse en fausse couche mais je ne me souviens plus de qui.

Ca ne garantira rien à mon amie mais si vous pouviez partager ici vos témoignages positifs, je pense que ça pourrait déjà lui remonter un peu le moral.

Merci d’avance pour elle 🙏🙏

Ground Control to Major Solo

On a espéré très fort. On l’aimait tellement notre petit dernier de la classe. On voulait que ce soit le J6 BC qui défie les pronostics des biologistes.

Ce week-end mon corps m’a rendue à moitié dingue avec son festival de symptômes: maux de tête, nausées, mal au ventre, au dos, aux ovaires, à la poitrine.

Une fois encore c’est le soutien hormonal qui parlait.

Solo ne s’est pas accroché et s’est laissé dériver. C’est aujourd’hui une microscopique poussière de vie qui va bientôt me quitter.

J’ai lu un texte très beau il y a quelques jours d’une mère sur Instagram dont le coeur du bébé qu’elle attendait s’est arrêté. Elle y disait « on sait que l’on peut être triste sans être malheureux ».

Et c’est ça. On est triste mais pas malheureux. On a déjà gagné une guerre et on va s’acharner pour gagner la deuxième.

Nous voyons notre médecin en septembre. Je ne sais pas encore si nous continuerons avec elle, cela dépendra du plan de bataille qu’elle nous soumettra. Compte tenu du taux de fécondation pas terrible au cours de cette FIV, j’aimerais bien qu’elle nous parle d’ICSI.

Pour gagner un peu de temps je suis quand même preneuse de noms de médecins PMA exerçant dans le public ou dans le privé et connaissant bien les spécificités de l’endométriose. Si c’était à Foch ou à St Cloud ça serait encore mieux pour des raisons conciliation vie pmesque/vie professionnelle mais ce que je recherche surtout c’est un œil neuf sur notre dossier. Si vous avez des noms, vous pouvez me les envoyer sur mon mail: fivplus4@gmail.com. D’avance, merci beaucoup les filles.

En attendant de reprendre le combat on va profiter de l’été et ce soir je vais aller manger des sushis avec des amies. On ne va pas se laisser abattre!

Solo à l’assaut

Solo

Le TEC de notre 2ème FIV a bien eu lieu vendredi dernier.

Nous avons donc encore une fois échappé à l’accident de décongélation et pour fêter la réussite de cette première étape j’ai décidé de renouer avec la tradition de la blogo et de donner un petit nom à notre embryon: Solo.

Pourquoi?

Bon bah parce qu’il est tout seul déjà:

Solo one

Parce qu’il a été congelé puis décongelé avec succès:

HanPopcicle

Et parce que ce n’est pas un premier de la classe mais qu’on espère qu’il va se révéler dans l’adversité et s’accrocher:

Solo accroché

Bref voilà Solo a atterri vendredi sans difficulté puisque le transfert s’est très bien passé, vite et sans douleur.

Nouveauté à Cochin: en cas de TEC on va faire une prise de sang après le transfert et une écho pendant laquelle ils vérifient le positionnement de l’embryon dans l’utérus. C’est une étude et ça ne changera rien pour nous mais le médecin a déclaré que la position de Solo était parfaite alors ça donne un peu d’espoir (en espérant qu’il ne dise pas ça à toutes les patientes).

Alors est-ce que Solo a déjà cessé de se développer ou bien est-il solidement ancré dans mon endomètre défaillant? Réponse lundi prochain (le suspense est à son comble).

 

Bientôt la fin de notre (sixième) deuxième FIV

Voilà. Sauf surprise de dernière minute, nous nous dirigeons vers un TEC au cours de la première quinzaine de juillet.

Je vais avaler ce soir mes premiers comprimés de Provames (rupture de stock de patchs de Vivelledot oblige) après 8 semaines de ménopause sous Décapeptyl.

Ces 8 semaines se sont plutôt bien passées au vu des expériences décrites par certaines d’entre vous. Je n’ai eu à déplorer que quelques sautes d’humeur et petites bouffées de chaleur au cours des premières semaines et ce n’est qu’à partir de la 6ème semaine que j’ai eu les symptômes les moins sympathiques (et les plus flippants, n’ayant pas fait le lien tout de suite avec le Déca): des douleurs musculaires et nerveuses d’abord dans le bas gauche puis dans le droit et dans les jambes/le dos (qui se sont beaucoup atténuées depuis dimanche heureusement). Je suis donc contente de ne pas avoir trop souffert de cette période mais ça m’a quand même convaincue sur un point: une injection de Déca à cette dose n’est pas anodine. Même si j’ai toujours fait confiance à notre médecin (même si je ne valide pas toujours son comportement), je comprends mieux pourquoi elle n’est pas allée directement là-dessus lors de la précédente FIV et pourquoi notre centre préfère y aller crescendo.

J’appréhende beaucoup ce transfert. Contrairement à notre précédente FIV, je ne suis plus du tout optimiste et nous vois déjà tout recommencer. Pour tout vous dire je regrette même d’avoir insisté pour avoir 11,25 de Déca car j’ai peur d’avoir grillé une cartouche pour un embryon qui m’a été décrit comme étant de qualité moyenne (si on vous a transféré un J6 et/ou un embryon classé BC et que ça vous a permis d’avoir un beau bébé je suis preneuse de vos expériences rassurantes).

Bref vous l’avez compris, le moral n’est pas au plus haut mais l’avantage c’est qu’il y aura les vacances derrières pour se remettre d’attaque en cas d’échec (Fortuna PtBichon je suis à fond pour le défi cocktails de l’été!).

Prochaine étape jeudi de la semaine prochaine avec une écho de contrôle. Step by step…

Parcours 2 – Fiv 2: un pingouin dans la place

Voilà la première étape de cette « 2ème » FIV est passée.

La ponction a eu lieu la semaine dernière et a donné une récolte encourageante de 10 ovocytes matures.

Mon réveil de l’AG s’est très bien passée ce qui confirme que ce n’était pas moi qui m’énervait toute seule mais qu’il y avait un souci avec les produits utilisés. Coup de bol immense, je suis tombée le jour de la ponction sur l’anesthésiste qui m’avait reçue en consultation et avait pris au sérieux les palpitations post-AG dont je lui avais parlé. Elle a donc retiré deux produits potentiellement tachycardisant. Résultat: je me suis réveillée en douceur et suis partie de l’hôpital (quasi)en pleine forme. C’est un énorme soulagement et cette anesthésiste est devenue mon héroïne.

En bonne routarde blasée de la pma qui n’écoute plus trop les instructions qu’on lui donne (vous aussi vous avez constaté que vous étiez de moins en moins 1ère de la classe au fil des FIVs?), j’ai complètement zappé l’ovule quotidien de progestérone post-ponction. Ce qui n’est pas très grave en soi en cas de transfert différé mais qui a eu en revanche un effet pas très sympa c’est à dire l’arrivée rapide de règles ultra (mais alors ultra) hard (mon utérus est en gros passé en mode essorage ultra violent avec un flux bien bien hémorragique, QUE.DU.BONHEUR).

C’est donc exténuée et complètement anémiée que je me suis rendue à Cochin avec M. Fivplus4 pour connaître le 1er résultat de notre FIV.

Pour mémoire, nous sommes abonnés aux Blasto-Survivors comme l’a si bien décrit l’interne qui nous a reçus:

  • Parcours 1 – Fiv 3: 18 ovocytes – 1 blasto (accroche mais FC)
  • Parcours 1 – Fiv 4: 11 ovocytes – 1 blasto (Nessie <3)
  • Parcours 2 – Fiv 1: 9 ovocytes – 2 blastos (pas l’ombre d’une accroche)

Une biologiste nous avait reçus pour notre 3ème FIV car j’avais été abattue par ce résultat que je jugeais catastrophique et me voyais déjà m’envoler pour la République Tchèque. Pour elle il n’y avait pas lieu de parler de mauvaise qualité ovocytaire car le blasto était beau et que c’était sûrement « The One ». le Dr G nous avait également rassurés sur le sujet car nous faisions de beaux blastos et qu’en avoir peu n’est pas étonnant quand on a des endométriomes sur les ovaires.

Bref je crois que jusque là je me raccrochais beaucoup à ces « beaux » blastos pour éviter d’angoisser sur leur nombre. Et puis j’espérais quand même qu’on en aurait encore plus qu’un cette fois-ci grâce aux supers effets magiques du Ménopur. Donc quand l’interne nous a annoncé qu’on avait qu’un blasto J6 classé B4BC (« B4 » c’est bien mais « BC » c’est moins bien pour résumer), je n’ai pas réagi avec le même enthousiasme que les deux précédentes fois.

C’est donc lentement mais surement senti l’émotion monter pendant qu’elle m’expliquait comment ça allait se passer pour le transfert et qu’on a commencé à évoquer le blocage au Décapeptyl pour une durée de 3 semaines.

« Trois semaines? » (ma voix a commencé à trembloter) « Mais ce n’est pas un peu court ça compte tenu de la progression post-grossesse de mon adénomyose et la non-accroche de 2 beaux blastos? » (qu’on ne raconte plus que les grossesses « guérissent » l’endométriose, c’est en réalité souvent l’inverse)

« On commence par le 3 mg et si ça ne marche pas, on essayera le 11,25 mg la prochaine fois« .

Je crois que c’est le « la prochaine fois » qui m’a faite basculer.

J’ai commencé à expliquer les larmes aux yeux que je comprenais très bien leur process et le fait qu’ils ne veuillent pas y aller à fond tout de suite mais que nous en étions à notre 6ème FIV, qu’à chaque fois c’était une stimulation et une AG, que « la prochaine fois » impliquait une nouvelle FIV puisque nous n’avions qu’un embryon, que j’étais fatiguée, tellement fatiguée, que je voulais faire le max ce ce qui pouvait être fait pour mettre toutes les chances de notre côté parce que nous ne savions pas s’il y aura une prochaine fois.

L’interne a eu l’air mal, m’a donné un mouchoir et m’a promis d’en discuter l’après-midi avec un médecin.

Ma tirade patho-masochiste m’a au final permis d’obtenir le feu vert pour une injection de 11,25 mg de Déca soit la dose maximale qu’ils acceptent de prescrire et qui devrait provoquer une ménopause de 6 à 8 semaines.

L’injection est prévue pour la dernière semaine d’avril. Je sens que ça ne va pas être super marrant mais ça me donne un peu d’espoir. Quelle femme ménopausée vais-je être? Réponse bientôt!

Et un grand merci à Alisore pour m’avoir rassurée en me disant que sa Belette était une BC. J’espère que ça nous portera chance ❤