« La » place ingrate

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Petit billet d’humeur pas du tout pmesque

Ce matin, grave erreur, j’arrive au bureau, j’ouvre ma boîte Gmail et je me dis « Tiens, si je faisais un petit tour sur Facebook? ».

Et là je tombe sur cet article partagé par plusieurs de mes contacts (des enfants du « milieu » bien entendu), article que je trouve plutôt juste et bien tourné, mais qui a réveillé en moi une profonde douleur et un cri qu’il a fallu que je pousse.

« La » place ingrate. La bien connue. Celle que finalement tout le monde revendique au sein de la fratrie:

  • les aînés parce que les parents ont été plus durs avec eux. Parce qu’on en attend plus, parce qu’ils ont dû s’occuper des plus petits, parce que pour eux « tout va bien » alors que non pas toujours, parce que ce sont eux les médiateurs, eux les inébranlables,
  • les cadets ni aînés ni benjamins qui ne sont ni les premières, ni les dernières fois. Coincés entre les exploits d’adulte de l’aîné et les exploits de bébé du benjamin. Pas de place « tranchée »  mais celle du milieu où l’on étouffe,
  • les benjamins  les « chouchoutés », les « pourris gâtés », les « préférés ». Ceux qui ont volé leur place aux cadets et devront toujours s’en excuser. Qui doivent trouver leur place dans une fratrie déjà grande et qui a déjà bien évolué sans eux, qui ne seront ni la première, ni la deuxième fois mais la fois où cela devient franchement du déjà-vu.

Moi je suis la benjamine et aujourd’hui j’ai envie de hurler. Oui, moi, la « chouchoutée », la « pourrie gâtée », la « préférée ».

Pas parce que j’ai eu une enfance malheureuse. Non, pas du tout, car j’ai adoré mon enfance.

J’ai adoré avoir une grande sœur et des grands frères. Je les ai aimés et admirés, voulu être comme eux et ai aimé récupérer leurs vieux jouets si précieux. J’ai aussi adoré tous mes moments de solitude, créer mon monde et savoir me servir très tôt du magnétoscope parce que mes parents et bien au bout du quatrième enfant, ils en avaient besoin de leurs grasse mat’. J’ai adoré accueillir mon neveu, le premier de tous les petits enfants, avec toute l’effusion de la première fois, celle dont je savais que mes enfants ne bénéficieraient pas. J’ai adoré faire des allers et retours dans les villes où mes frères étudiaient, leur tenir compagnie avec mes parents les dimanches un peu glauques d’hiver, veilles d’examens importants et stressants. J’ai adoré tout ça.

Mais aujourd’hui, à 30 ans passés, voilà que l’on veut me faire payer cette place tant convoitée. Alors oui, je vous le dis, aujourd’hui c’est moi, la benjamine, qui ai « la » place ingrate. C’est moi qui ne me sens plus autorisée à parler de ma fille, de ma vie, de mes problèmes. C’est moi qui doit m’écraser voire même disparaître parce que les enfants du milieu disent aujourd’hui avoir du mal à exister, avoir besoin de place. Et à l’aîné qui a pourtant bénéficié de tous les lauriers des premières fois, on ne demande pas ça. Car lui n’a rien volé. Car lui est toujours le héros solitaire de de la fratrie.

Et je vous assure, j’en souffre. J’en souffre vraiment énormément. Et je ne suis pas la seule.

Alors aujourd’hui je lance un appel. Un appel à cesser la caricature. A ne plus mettre des gens dans des petites cases car ils sont nés telle saison, sont de tel signe, occupent telle ou telle place dans la famille et ont été prénommés de telle façon. A arrêter de comparer systématiquement. A apprendre à aimer ce que l’on a et cesser de reprocher à autrui ce qu’il a lui.

Non la vie n’est pas symétrique. Non un parent n’aura pas la même attitude à 26 ans qu’à 36. Non à un instant « t » on ne peut pas traiter de la même façon deux enfants qui n’ont ni le même âge, ni la même personnalité. Oui parfois partager c’est difficile et frustrant.

Mais est-ce que nous ne pourrions pas juste nous aimer bordel?

Post protégé

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Je viens de rédiger un post protégé.

J’avais un grand besoin de me défouler, de poser les choses aussi pour me permettre de réfléchir.

C’est un post fleuve avec du bitchage, des impressions d’écran et beaucoup de tristesse aussi parce que la naissance de Nessie n’a malheureusement pas suscité que des réactions positives dans mon entourage. Et c’est dur de constater que des proches puissent souhaiter que tu perdes le combat contre l’infertilité.

Si vous voulez le mot de passe, comme d’hab, envoyez moi un mail à fivplus4@gmail.com.

Bonne soirée à toutes

 

Un nouveau blog…

… non pas pour une nouvelle vie car si la naissance de Nessie nous comble de bonheur et a chamboulé notre quotidien, je constate avec plaisir que je suis toujours le Moi d’avant et que j’étais bien Moi avant Elle, n’en déplaisent aux nombreuses personnes qui tentent de te faire croire que tu n’es pas « complet » sans enfant.

Un nouveau blog néanmoins car malgré tout (et contre toute attente), j’ai envie d’échanger autour de la maternité qui est un puits sans fond de questionnements et de doutes.

Un nouveau blog aussi pour tenter de me départir de cette culpabilité que je traîne comme un boulet depuis cet heureux mois de septembre 2015, à base de « Pourquoi moi? Et pourquoi pas elles? ». Clairement il sera plus facile de m’en défaire si je sais que mes posts n’apparaissent pas dans la TL de copinautes qui, sur le moment, n’ont pas envie de lire des considérations portant sur le choix d’une poussette ou de la gestion des couchers d’un bébé.

Pour autant, je ne pense pas complètement abandonner ce blog car mon endométriose est toujours bien présente et il y aura sans doute un retour en PMA dans pas si longtemps que ça. Des choses à dire ici il y en aura donc des tas.

Mais désormais, ça se passera essentiellement ici si vous souhaitez avoir des nouvelles (avec un premier post sur mon séjour en enfer à la maternité).

Plein de bisous et de pensées

 

L’arrivée de Nessie dans nos vies

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Illustration de Max Ulichney

Je m’attelle enfin à la rédaction du post promis de longue date sur la naissance de Nessie.

Dans le dernier épisode, je vous expliquais avoir « échappé » à une césarienne programmée à  39 SA, Nessie s’étant finalement retournée à la dernière minute.

J’ai par conséquent pu bénéficier de quasi deux semaines de rab aux cours desquelles j’ai profité un max: des longues siestes, des heures et des heures de lecture, un peu de rangement pour aérer l’espace… le paradis. Je pense que ces deux semaines à attendre l’arrivée de notre bébé restera l’un des souvenirs les plus doux de ma vie.

Puis, à deux jours du terme, les contractions sont venues. D’abord légères et espacées en fin de matinée puis un peu plus violentes et rapprochées dans l’après-midi.

Grâce aux massages toniques de mon mari dans le bas du dos et aux positions apprises pendant les cours de préparation à l’accouchement, j’ai plutôt bien gérer les premières heures de contractions. Je me revois encore faire des allers-retours entre mes sacs de maternité, la salle de bain et la chaise contre laquelle je me mettais à quatre pattes en lançant le signal « Contraction! » à mon mari, le rire aux lèvres. Ca y était, nous allions enfin découvrir le visage de notre bébé!

Une fois que les contractions espacées de 5 minutes depuis une heure, nous avons commandé un taxi et filé à Necker.

Sur le chemin, aïe, je sens mes contractions s’espacer. Arrivés aux urgences l’impression se confirme au cours du monitoring: « C’est peut-être un début de travail mais peut-être pas, allez marcher une heure et revenez pour un nouveau contrôle ».

Et là, l’erreur fatale: « Et si nous allions faire un tour dans le quartier? Ca sera toujours plus sympa que faire des allers-retours dans le hall de Necker. » Bah voyons Georgette, à 22h et sous la pluie, quelle bonne idée!

A peine quelques mètres de fait: bam! Contraction hyper violente. Georgette s’accroche à une barrière métallique et serre les dents. Faut dire que se mettre à quatre pattes sur le bitume c’est pas très confort. Ca passe. Georgette dans sa grande sagesse continue son chemin vers la sortie. Bim! Nouvelle contraction super violente. Cette fois-ci Georgette s’accroche à un plot (et ne fait toujours pas demi-tour). Et re-bim! Et re-re-bim!  Bien avancée dans le quartier, Georgette s’accroche à son mari, fixe ses bottines noires se tortiller sur le trottoir mouillé et engueule sa moitié sensée tenir le parapluie tout en massant PLUS FORT! et PLUS BAS! son dos. Georgette commence à ne plus avoir de dignité. Elle pleure, elle dit qu’elle a mal, qu’il faut retourner à Necker.

Retour (difficile) dans le hall de Necker où Georgette s’accroupit devant les chaises en tentant pathétiquement de gérer ses contractions entre deux sanglots. Trop tard, ça fait déjà une bonne demie-heure que Georgette s’est laissée submerger par la douleur. Le mari de Georgette est assis et échange des textos avec un pote le sourire aux livres. Le salaud. Georgette l’engueule une nouvelle fois car il ne compte pas les contractions comme elle le lui avait demandé « Je te demande UNE chose et tu ne le fais pas, je ne peux pas compter sur toi, je suis seuuuule ». Georgette pleure. Bruyamment. Un futur père venu chercher un café au distributeur s’éclipse rapidement en jetant un regard apeuré vers Georgette.

L’heure est passée. Retour aux urgences: « Le col est ouvert à 3/4, vous allez passer en salle des naissances et avoir votre péridurale ». Rien que cette petite phrase a eu l’effet d’un puissant anesthésiant car je me rappelle plus avoir eu mal après.

A 1h du matin, Georgette, mon double diabolique, nous quitte. La péridurale est posée, je souris comme si je venais de fumer un gros joint et je présente mes excuses à mon mari. Lui est ravi, il a un super fauteuil dans lequel s’avachir, grand grand luxe à côté des pauvres chaises sur lesquelles il est resté des heures et des heures les jours de ponction.

Plusieurs heures passent pendant lesquelles nous dormons entre les visites des sages-femmes qui me font des injections d’ocytocine car la péridurale a ralenti le travail.

Vers 6h30,  on me dit qu’on commencera à pousser dans une heure à peu près. J’en profite pour me refaire un petit shoot car les doses de cheval d’ocytocine qu’on m’a injectées ont fortement accentuées les contractions qui recommencent à me faire souffrir.

20 minutes plus tard, le shoot a super bien fonctionné, je ne sens plus rien. Dommage parce que c’est justement à ce moment là que les sages-femmes reviennent: « Il faut commencer à pousser maintenant, le cœur du bébé commence à fatiguer, il va falloir tout donner ». Sauf que tout donner quand on ne sent plus rien bah ça reste très conceptuel.

J’ai donc tenté de pousser le plus fort que je pouvais pendant une demie-heure mais régulièrement je ne faisais en fait que bloquer l’air dans ma gorge. Je ne sentait rien de chez rien (ah si en fait je me sentais très très nulle!). La demie-heure passée, un interne est venu, a royalement ignoré la sage-femme qui lui réclamait une dernière poussée et a sorti la ventouse.

Tout s’est passé tellement vite que je n’ai pas eu le temps d’avoir peur. Quelques secondes plus tard on me posait sur le ventre, non pas une petite chose violacée au crâne déformé à laquelle je m’attendais, mais un beau bébé au teint frais et aux traits fins.

Nessie était née et elle était parfaite.

 

 

La rentrée

Rentrée

Désolée d’avance pour ce post très « problèmes de riche »

Ca y est, pour moi c’est la rentrée pour de bon aujourd’hui après une semaine de reprise progressive.

Nessie est chez son assistante maternelle et elle me manque à crever.

Mes règles sont revenues, les douleurs avec.

Une cliente vient de m’appeler pour me poser une question toute bête à laquelle je n’ai pas su répondre. Je crois que j’ai perdu les 3/4 de mes neurones aux cours des 4 derniers mois.

Je veux retourner sur mon canap’ en chemise de nuit allaiter Nessie devant Outlander Arte.

Depuis septembre 2015 je nage en plein bonheur mais là, aujourd’hui, je suis Dépression.

Bon courage à toutes pour cette rentrée 2016!

P.S.: il faut encore que je vous raconte l’arrivée de Nessie, promis je m’y emploie très vite!

P.S.2: la BD est issue comme d’hab de l’excellent blog de Sarah Andersen

 

Nessie est sortie des eaux…

Nessie

… il y a déjà 4 semaines.

Je me sens un peu honteuse d’avoir mis autant de temps à revenir ici annoncer la nouvelle à vous qui avez été un soutien incroyable quand je pensais que jamais nous ne deviendrions parents. Je me suis complètement laissée absorber par l’ouragan que représente l’arrivée d’un bébé. Un ouragan que je souhaite plus que tout à chacune, chacun d’entre vous de connaître.

J’ai entendu plusieurs femmes enceintes s’étonner qu’on leur souhaite une belle rencontre à la fin de la grossesse, trouver ça vraiment étrange comme terme mais pour moi ça en a vraiment été une (et quelle rencontre!).

Je m’étais préparée à ne pas trouver mon bébé beau, à mettre du temps à m’attacher. Mais quand on m’a tendu Nessie à l’issue d’un accouchement pas du tout physio mais qui reste un très beau souvenir, je l’ai trouvé si belle avec sa bouche charnue, son petit nez et les yeux bridés de son père. Encore aujourd’hui je trouve fou que nous ayons réussi à créer une petite chose aussi belle alors que la nature avait semblé décider que nous n’étions pas dignes de devenir parents (phrase sponsorisée par notre amie l’Objectivité).

J’essaierai de revenir dans pas trop longtemps vous raconter cet accouchement « maternité de niveau 3 » et vous parler de ces premières semaines partagées entre moments de purs bonheurs mais aussi gros moments de doute, crises de larmes et culpabilité (mais du regret, ah ça aucun!).

Je vous embrasse toutes très fort. Même si je suis peu présente ces dernières semaines, je continue à suivre assidûment mon fil WP et pense tous les jours à vous en espérant que DNLP vous lâche enfin les basques et que vous gagniez la guerre contre l’infertilité. Je vous envoie tout le soutien que je peux ❤ ❤ ❤

A l’arrache [post (toute fin de ??) grossesse] + Edit

Lapin

Je passe en coup de vent vous donner quelques nouvelles de cette peut-être toute fin de grossesse, certaines d’entre vous m’en ayant très gentiment demandées alors qu’à ma grande honte j’ai un peu déserté les environs ces derniers temps.

Je me suis arrêtée de travailler il y a deux semaines soit à quatre semaines du terme prévu. Initialement (en tout début de grossesse, il y a donc maintenant une éternité), j’avais prévu de m’arrêter deux semaines avant terme comme le RSI dont je dépends en laisse le droit aux futures mamans. Cela avait suscité beaucoup de moues sceptiques. Ma sage-femme, mon ostéo, ma mère, ma sœur, mes amies, tout le monde me disait que ce n’était pas raisonnable même quand la grossesse se passait bien.

Bien sûr, tout ce petit monde avait bien raison car outre le fait que s’arrêter deux semaines avant terme c’est prendre le risque de ne pas pouvoir se reposer du tout avant la naissance si le bébé arrive en avance comme c’est couramment le cas (bonjour l’angoisse), j’étais quand même bien bien crevée le dernier jour et ça faisait déjà une ou deux semaines que je faisais des petits malaises (c’est rigolo les petits moucherons multicolores qui se mettent à voleter par centaines devant les yeux!).

Bref, mon conseil viendra s’ajouter aux dizaines d’autres que vous recevrez si vous vous trouvez un jour devant un dilemme similaire: prenez le max de repos que vous pouvez avant l’accouchement car une grossesse même facile fatigue. Tant pis pour les inévitables histoires de wonder wowen que vous entendrez si vous exercez comme moi une profession libérale (« Moi j’ai perdu les eaux au boulot et deux semaines plus tard j’étais de retour à la mine » aka « De mon temps on travaillait jeune fille! »), en creusant on se rend compte que derrière il y a souvent des histoires de dépression et de gros soucis de santé pré ou post-accouchement qui ont été effacées par les années (il y a aussi les femmes comme une de mes anciennes co-bureau qui ont eu la chance d’avoir un conjoint qui a pris un long congé paternité pour s’occuper de l’enfant et de la maison, c’est sûr que dans ces conditions, c’est plus simple de vite reprendre le boulot).

M’arrêter quatre semaines avant terme aura par ailleurs d’autant plus été une bonne idée que Nessie sera peut-être parmi nous plus tôt que prévu à savoir… demain! (et j’ai grave les chocottes)

La demoiselle a en effet décidé de garder la tête en haut et depuis l’échographie du 7ème mois, on me parle de césarienne programmée pour cause de présentation en position de siège.

La semaine dernière, nous nous sommes rendus à la maternité pour une tentative de version qui a échoué. Du coup, programmation d’une césarienne à tout pile 39 SA. Et puis le lendemain, retournement de situation après une visite chez mon ostéo/magicien: Nessie s’était retournée! Mais pas tout à fait non plus car elle n’avait pas encore la tête bien dans l’axe. La césarienne est donc pour l’instant maintenue et nous retournons à la maternité ce soir pour savoir à quelle sauce nous allons être mangés.

Comme ça fait un moment maintenant que l’on m’en parle, je suis complètement préparée à avoir une césarienne et pas l’accouchement par voie basse auquel mon imaginaire me renvoyait depuis le début de nos essais et ce malgré les nombreuses réactions négatives auxquelles j’ai eu droit ces dernières semaines lorsque j’en parlais. Je ne l’ai jamais mal pris car ce n’était pas des remarques méchantes mais plutôt l’expression d’une considération qui semble assez généralisée et qui associe la césarienne à un échec. Sauf qu’après toutes ces années passées à tenter d’avoir un enfant tout en étant malheureuse à cause de la sensation d’être une femme ratée car infertile, j’ai décidé de me détacher totalement de ce genre de considération. Et si je comprends la logique de ceux qui disent qu’une césarienne c’est une naissance et pas un accouchement, j’ai décidé de ne pas être d’accord avec eux: si césarienne il doit y avoir ce sera un accouchement. Pas un accouchement optimal sur le plan physiologique mais un accouchement quand même tout comme la conception de Nessie n’aura pas été « naturelle » mais le résultat de beaucoup d’amour néanmoins (la pauvre, elle aura décidément tout d’une aberration de la nature!). Qu’il y ait débat avec des arguments pour ou contre dans le cadre d’une politique médicale globale ou d’un choix dit « de convenance » (je déteste ce terme) je le comprends, mais aller culpabiliser des femmes qui n’ont pas eu le choix et qui parfois ont connu des heures de travail particulièrement éprouvantes avant d’être césarisées en urgence, je trouve ça nul (et extrêmement inutile).

Bref, c’était mon mini coup de gueule sur le sujet. J’y reviendrai peut-être plus longuement si la césarienne est maintenue.

Sinon pour revenir au titre de l’article, je suis complètement à l’arrache. Nous avions débuté assez tard nos achats de puéricultures et avec la fatigue des dernière semaines de boulot, j’avais emmagasiné le retard. Pas plus tard que lundi soir j’étais donc encore à lancer des commandes via mon compte Amazon Premium et à l’heure à laquelle je vous parle, mon sèche linge tourne avec des affaires destinées à ma valise de maternité. Je ne vous parle pas des tas de linge qui traînent encore dans les coins de notre chambre (qui sera aussi celle du bébé les premiers temps) et de la vaisselle accumulée dans notre évier, qui me donnent le sentiment d’accueillir notre enfant dans un taudis. J’ai déjà la sensation d’être une mauvaise mère qui ne va jamais y arriver, tout va bien.

Chose un peu plus « grave », le prénom n’est pas encore choisi. Nous avons deux coups de cœur en final (ce qui est un quasi miracle parce qu’on a pas DU TOUT les mêmes goûts en matière de prénoms) mais chacun a son préféré et ne veut rien lâcher (nos bras de fer peuvent durer très longtemps, à titre d’exemple nous avons mis 4 ans pour nous mettre d’accord sur le choix d’un nouveau tapis…).

J’ai proposé de laisser le chat choisir en lui présentant deux gamelles avec des pancartes ambiance Paul le Poulpe mais mon mari n’est pas super chaud. J’ai également proposé de lui donner mon prénom si elle était brune et le sien si elle était blonde ou chauve mais malheureusement il a vu des photos de moi à la maternité et il a relevé ma tentative grossière d’escroquerie.

Si la césarienne est maintenue demain on va devoir se décider ce soir (ou en salle d’accouchement). Je vous dirai si ça s’est terminé en duel à l’épée.

Bon voilà, je vais vous laisser car l’heure du verdict est presque arrivé.

Je vous embrasse toutes fort et continue de croiser pour les tentatives en cours. J’espère qu’à défaut d’avoir droit à un vrai printemps, on assistera à un cassage de gueule en règle de DNLP qui a beaucoup trop fait ses siennes ces derniers mois. Tenez bon les filles, vous êtes des warriors!

Plein de bisous et à très bientôt (qui sait, peut-être demain finalement?)

EDIT: Et bah finalement je suis encore là!

Nessie a du se rendre compte que quelque chose se tramait et s’est mise en position, la tête bien en bas. Du coup la césarienne a été déprogrammée.

Lors de ma dernière visite, l’interne que j’avais vu m’avait parlé de déclenchement au motif qu’il y aurait toujours un risque que Nessie refasse la culbute dans le sens inverse et que de toute façon « 39 SA c’est idéal pour accoucher ». Sauf que moi je n’étais pas très chaude pour un déclenchement et j’avais peur qu’ils cherchent à me l’imposer.

Mes craintes ne se sont au final pas vérifiées car on m’a laissé le choix tout en me réexpliquant qu’effectivement Nessie bougeait beaucoup et disposait encore de suffisamment de liquide amniotique pour se retourner. Il y a donc un risque que le travail débute et qu’il faille finalement faire une césarienne.

Comme de toute façon, présentation en siège ou pas, il se peut toujours qu’il faille recourir à la césarienne, et que c’était important pour moi de laisser sa chance au bébé de choisir son moment pour venir au monde, j’ai choisi de prendre ce « risque ».

Nous voilà donc à attendre que Nessie se décide à sortir de son Loch.

Si ça se trouve tout ça se terminera peut-être finalement par un déclenchement (son père était né avec plusieurs jours de retard), puis une césarienne (son père toujours, faisait 4kg440 et n’avait pas pu passer par voie basse)! X-D

On verra bien!